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Aux origines d’une île

Dolmens et Menhirs de l’île d’Yeu

Annabelle Chauviteau-Lacoste est guide conférencière dans la commune de l’Île d’Yeu. Elle est aussi spécialiste en archéologie insulaire.

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Petit plateau rocheux émergeant à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de la côte vendéenne, l’île d’Yeu est une partie du Massif armoricain qui se baigne dans l’Océan Atlantique. Elle prit ce caractère insulaire il y a environ 7000 ans, lors de la remontée du niveau de la mer suite au dégel de la dernière glaciation quaternaire. À partir de cette époque, c’est en bateau qu’il fallait l’atteindre depuis le continent.

Plusieurs passionnés d’archéologie se sont penchés sur l’Histoire de l’île et plus spécialement sur les vestiges apparents de son occupation par les premiers agriculteurs néolithiques entre le Ve et le IIIe millénaire avant J.-C. : les dolmens et les menhirs.

Si les menhirs sont des pierres dressées dont on ne sait toujours pas trop ce qu’elles signifiaient, les dolmens sont des chambres funéraires qui abritaient quelques corps de défunts particuliers.

Les monuments mégalithiques sont nombreux sur l’île. Dès la fin du XIXe siècle, des fouilles furent pratiquées par Augustin Auger sur le dolmen de la Planche à Puare. Plus tard, ils attirèrent l’attention d’un illustre préhistorien de la première moitié du XXe siècle, Marcel Baudouin, qui fouilla nombre de dolmens et autres coffres plus ou moins mégalithiques.

Si des travaux de prospection et d’inventaire se poursuivirent, alors que le menhir de Pierre Levée, long de plus de 7 m, était débité pour servir à la construction, aucune nouvelle fouille ne fut entreprise avant le début de ce siècle. Les dernières effectuées sur l’île récemment concernent essentiellement des occupations néolithiques, éperons barrés de la Côte sauvage.

Ouvrage de 101 pages, réalisé entièrement en couleur, de format 24 x 16,5, disponible au prix de 15 € (+ 3,70 € de frais d’envoi)

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