Le 7 février 2017: La parure de l’âge du Bronze

Par Marilou NORDEZ, Doctorante (laboratoire TRACES, Université de Toulouse – Jean Jaurès)

Un support de choix pour l’étude des sociétés protohistoriques

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La parure constitue un champ d’étude particulier du fait de sa fonction, qui touche davantage aux domaines du symbolique et de l’esthétique que du purement utilitaire. Cette dimension singulière implique de s’interroger sur la place et l’emploi des bijoux et ornements corporels au sein des sociétés de l’âge du Bronze. Les motivations de la production de parures sont multiples dans les sociétés actuelles comme passées : objets du quotidien ou de cérémonie, porteurs de valeurs rituelles ou votives, esthétisme, mobilier d’accompagnement des défunts, marqueurs sociaux ou ethniques exhibant une appartenance à une tribu, un groupe de sexe ou d’âge, une position hiérarchique, une situation de vie, etc. Un simple objet peut donc être doté de significations sociales et symboliques fortes, qui sont propres au groupe qui le produit et l’utilise.

Notre objectif sera de présenter les différentes formes de parures effectives au cours de l’âge du Bronze, ainsi que l’ensemble des informations qu’elles apportent à notre connaissance des sociétés qui les produisaient et les portaient. Il sera donc à la fois question d’artisanat, de réseaux d’échanges, de pratiques sociales et symboliques, ainsi que d’identité culturelle. À travers l’analyse des contextes de découverte, de la morphologie et de l’ornementation des bijoux de l’âge du Bronze, à laquelle s’ajoute l’étude des traces de fabrication, c’est tout un pan des sociétés protohistoriques que nous tenterons de revisiter lors de cette présentation.

 Vidéo de la conférence