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Où fouillerez-vous cet été 2017 ?

Plusieurs possibilités de fouilles cet été dans la région et aux alentours. Les conditions sont toujours les mêmes : avoir au moins 18 ans, être en bonne santé, être vacciné contre le tétanos, l’hébergement se fait souvent sous tente et les frais de nourriture et d’hébergement sont pris en charge par le chantier. La durée de présence sur le chantier est d’au moins 15 jours. Vous pouvez télécharger ici les différents chantiers archéologiques disponibles dans les Pays de la Loire.

Du lundi 19 juin au vendredi 7 juillet 2017 :

ENCEINTES DU NÉOLITHIQUE AUX CALTIÈRES À OLONNE-SUR-MER (Vendée)

L’opération archéologique programmée des « Caltières » à Olonne-sur-Mer (Vendée), débutée en 2014, fait suite à une opération préventive de 2012 (contournement d’Olonne-sur-Mer). Elle se donne comme objectif de renseigner les occupations qui se succèdent sur un éperon au relief peu marqué délimité par le marais d’Olonne, la vallée de la Vertonne et le vallon sec de « La Barbotière ».
Ce site est connu depuis plusieurs décennies par des ramassages de surface de mobilier lithique mettant en évidence une forte composante de la fin du Néolithique récent associée à une autre, plus ténue, du Néolithique final. L’opération préventive révélait 2 à 4 enceintes et des niveaux de berges contemporains contenant un abondant mobilier du Néolithique récent, ainsi que des occupations plus ténues, du Néolithique ancien et moyen, de la Protohistoire et des époques médiévale, moderne et contemporaine. La première campagne programmée (2014) a permis, d’une part, de prolonger la reconnaissance de certaines de ces enceintes (E.301, 302 et 300) interrompues par trois entrées et, d’autre part, de mettre en évidence deux chemins empierrés du Néolithique récent (E.345 et E.348) passant par certaines entrées. L’un d’entre eux (E.345) est excavé sur plus de 80 m de long et a livré un abondant mobilier lithique et céramique. Par ailleurs, deux nouveaux systèmes de barrages, non précisément datés mais antérieurs à ceux du Néolithique récent, avaient été mis à jour (E.344 et E.346).
La seconde campagne, en 2015, s’est concentrée sur le chemin 435, l’entrée 1 et l’évaluation de l’extension vers l’est de l’enceinte 300. Au niveau de l’entrée 3, les fossés de l’enceinte 301 sont peu profonds et s’interrompent juste avant le chemin 435. Cette disposition ne permet pas de préciser la chronologie entre ces différents aménagements. La fouille de l’entrée 2 n’a pu être menée à terme en raison de la complexité des aménagements reconnus : présence d’un fossé sous l’extrémité du chemin 345, niveau de circulation empierré à l’extrémité nord du fossé 454 et alignement de blocs à l’intersection entre le chemin et le fossé 428 (E.302). La fouille a permis de constater que la palissade 435, appartenant à l’enceinte 300, s’interrompait à hauteur du chemin, tout comme le fossé 428/774 de l’enceinte 300 ou 302. L’entrée 1, qui n’a fait l’objet que d’un nettoyage de surface, est sans doute aménagée par des poteaux et par deux niveaux empierrés (F.425/597 et 596), cernés par deux possibles tronçons de palissades (F.526 et 406) qui pourraient se prolonger vers l’entrée 4 de l’enceinte 301 (fouille préventive). Au-delà de cette entrée, la palissade d’E.300 a été retrouvée, ainsi qu’un nouveau segment de fossé (F.523) parallèle à l’enceinte 344. L’évaluation de l’enceinte 300, montre que son fossé se dirige de manière globalement rectiligne selon une direction NNO-SSE sur plus de 160 m en partant de la fouille préventive. Il est doublé par un ou deux tronçons de palissades et s’interrompt au niveau d’une entrée située dans un vallon (entrée 5). À l’intérieur de l’enceinte, quelques fossés et de nombreux trous de poteaux ont été mis en évidence. Une seule de ces structures est datable du Moyen Âge.
Faute d’accès à plusieurs parcelles, certains objectifs fixés pour la campagne de 2016 ont dû être abandonnés et remplacés. Ainsi l’évaluation de l’enceinte 300 n’a pas été réalisée et la fouille de l’entrée 2 n’a pu être achevée en raison de la mise en place de nouvelles limites parcellaires et de la complexité de ses aménagements. De nouvelles ouvertures ont été réalisées d’une part, pour mieux caractériser les fossés de l’enceinte 344, et, d’autre part, pour poursuivre l’évaluation de l’enceinte 346. La relation stratigraphie entre les fossés des enceintes 300 et 302 a pu être observée.
L’enceinte 344, la plus ancienne du site, semble délimitée par au moins deux séries de fossés parallèles, interrompus volontairement ou sous l’effet de l’érosion. Quelques vestiges mobiliers ont été découverts dans les sections fouillées mais n’apportent aucun calage chronoculturel. La suite du système de barrage de l’enceinte 346 a été retrouvée en direction du sud, où elle n’est plus matérialisée que par une tranchée probablement palissadée. Ce système de barrage est maintenant reconnu sur une longueur d’environ 120 m, mais sa datation exacte pose toujours question. À hauteur de la fenêtre 32, cette palissade est associée à un fossé qui semble s’interrompre quelques mètres avant la palissade de E.300. Pour le moins, le fossé ne serait plus matérialisé à ce niveau que par une faible dépression sur le fond de laquelle repose un empierrement dense et compact correspondant à un niveau de circulation (Chemin 772). Celui-ci, se poursuit vers le nord, rejoignant la dépression du chemin 435. Le chemin 772 est antérieur à l’empierrement 429 qui constitue la terminaison méridionale d’un second état du chemin 345.
Toujours au niveau de la fenêtre 32, l’interruption du segment de fossé 428, amalgamant ceux des enceintes 300 et 302, juste avant le passage du chemin 772 a pu être confirmée, soulignant l’existence d’une entrée pendant le fonctionnement des deux enceintes. Des aménagements liés à ces entrées ont également été reconnus mais de manière partielle. Certains peuvent assurément être attribués à l’enceinte 300. Il s’agit de deux tronçons de palissades, F.472 et 714, perpendiculaires à celle, principale, longeant le fossé d’E.300 (F.435 et 453).

Se renseigner et/ou s’inscrire :

Philippe Forré 06 77 08 86 99 et philippe.forre@inrap.fr

Nicolas Fromont 06 32 83 63 38 et nicolas.fromont@inrap.fr

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Du lundi 5 juin au jeudi 13 juillet 2017

TUMULUS C DE PÉRÉ À PRISSÉ-LA-CHARRIÈRE (Deux-Sèvres)

Le tumulus C de Péré mesure 100 m de long et contient au moins trois chambres funéraires mégalithiques correspondant à autant de projets architecturaux distincts et parfois successifs, au cours du Néolithique. L’étude a commencé en 1995. Dans le cadre de cette campagne 2017, nous travaillerons sur la partie orientale du monument, avec la mise en oeuvre d’une maille d’enregistrement inspirée des méthodes de l’archéologie du bâti. L’objet de cette campagne concerne la masse interne de cette extrémité orientale du tumulus, encore conservée sur plus de 3 m d’élévation par endroits. Il s’agit bien entendu de vérifier la présence ou l’absence de nouvelles structures funéraires. Mais il s’agit surtout de mieux comprendre la mise en oeuvre du chantier de construction, le degré de qualification des différents acteurs, et d’accéder aussi pour partie aux intentions des bâtisseurs du Néolithique. Pour ce faire, les techniques parmi les plus innovantes concernant la fouille de tels monuments mégalithiques seront mises en oeuvre.

Se renseigner et/ou s’inscrire :

Luc Laporte :  luc.laporte@univ-rennes1.fr

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Du samedi 22 juillet au samedi 12 août 2017

GROTTE ORNÉE DE FRONSAC (Dordogne)

Grotte ornée attribuée au Magdalénien supérieur. Ouverture de sondages archéologiques dans la grotte et aux environs. Mise en place de l’opération archéologique. Fouille, tamisage, post-fouille. Visite de la zone ornée et des sites environnants. Fouille en grotte : bonne condition physique nécessaire, claustrophobes s’abstenir ! Equipe réduite, 6 personnes maximum. Logement en dur à proximité. Localisation à 30 mn de la gare TGV d’Angoulême, transport à la charge des participants.

Se renseigner et/ou s’inscrire :

Patrick Paillet : patrick.paillet@mnhn.fr


Du lundi 21 août au samedi 16 septembre

PORT EN BESSIN – LE MONT CASTEL

Le Mont Castel est un plateau côtier dominant la Manche, situé à 10 km de l’ancienne capitale de la cité gallo-romaine des Baïocasses Augustodurum/Bayeux. Point d’embarquement idéal vers les côtes d’Angleterre, le site est fortifié à plusieurs reprises entre le Bronze final IIIb et La Tène finale avant de connaître une occupation militaire romaine à l’issue de la Guerre des Gaule.

Plus d’informations sur le document suivant : cliquez ici

Se renseigner et/ou s’inscrire :

Anthony Lefort : lefort.anthony@sfr.fr ou cyril.marcigny@inrap.fr